08 octobre 2026
Lu en 5 min.
Portrait de la nouvelle policière municipale

Sonia LOUIS LARBI a rejoint la commune le 1er septembre 2026 en tant que policière municipale.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis brigadier-chef principal de police municipale et j’exerce ce métier depuis bientôt vingt ans.

J’ai commencé ma carrière en région parisienne, au sein d’un service de police municipale important, où j’ai travaillé pendant plus de dix ans. J’y ai découvert le métier dans un environnement très urbain, avec une activité soutenue, un véritable travail en équipe et des missions particulièrement variées.

Originaire de Normandie, j’ai ensuite souhaité revenir dans ma région. En 2019, j’ai rejoint Quettreville-sur-Sienne pour y créer la police municipale. Le changement était important puisque je suis passée d’un service conséquent à un poste où j’étais seule.

Cette expérience m’a beaucoup apporté et a aussi fait évoluer ma manière de travailler. Être seule en poste ne signifie justement pas travailler seule ! J’ai appris à travailler très étroitement avec l’ensemble des services municipaux, mais aussi avec tous ceux qui participent à la vie d’une commune : habitants, commerçants, associations, établissements scolaires, partenaires institutionnels, forces de sécurité…

Avant d’entrer dans la police municipale, j’ai également suivi des études de psychologie jusqu’à l’obtention d’une licence. Un parcours qui peut sembler assez éloigné de mon métier, mais qui finalement ne l’est pas tant que cela : l’écoute, le dialogue, la compréhension des personnes et la capacité à désamorcer certaines situations occupent une place importante dans notre quotidien.

Après sept années à Quettreville-sur-Sienne, j’ai aujourd’hui choisi de poursuivre mon parcours professionnel à Villers-Bocage.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre la police municipale de Villers-Bocage ?

Après plusieurs années à Quettreville-sur-Sienne, j’avais envie de découvrir un nouvel environnement professionnel tout en restant dans une commune à taille humaine et en conservant cette proximité avec les habitants à laquelle je suis très attachée.

Villers-Bocage m’a tout simplement séduite par son côté à la fois dynamique et agréable. Ma précédente commune comptait à peu près le même nombre d’habitants, mais sur un territoire beaucoup plus étendu et très rural, avec une place importante de la campagne et de l’agriculture. Une ruralité que j’aime et à laquelle je reste d’ailleurs très attachée !

À Villers-Bocage, j’ai retrouvé cet environnement que j’apprécie, mais avec une configuration très différente : une petite ville vivante au cœur de la campagne normande, avec de nombreux commerces, des écoles, des associations, un marché et une vraie activité au quotidien.

C’est justement ce mélange qui m’a plu : le dynamisme d’une petite ville tout en conservant la proximité et l’identité d’un territoire rural. Et pour une policière municipale, cette diversité rend aussi le quotidien et les missions particulièrement intéressants !

Qu’aimeriez-vous que les Villersois sachent sur le rôle de la police municipale ?

J’aimerais avant tout que les Villersois sachent que le rôle de la police municipale est très large et ne se résume pas à la verbalisation, pas plus qu’il ne se limite à la prévention. L’un comme l’autre font pleinement partie de notre métier.

La police municipale est une police de proximité, présente quotidiennement sur le terrain. Cette présence permet de bien connaître la commune, ses habitants, ses commerçants, ses associations, mais aussi ses habitudes et ses problématiques. C’est cette connaissance du terrain qui permet aussi d’adapter au mieux notre réponse aux différentes situations.

Mon rôle est de veiller à la tranquillité et à la sécurité publique, de prévenir les comportements à risque ou les incivilités, mais également de faire respecter les règles lorsqu’elles ne le sont pas. Le discernement tient pour moi une place essentielle dans notre métier : selon les circonstances, la réponse adaptée peut être une explication, un rappel à la règle ou une verbalisation.

Les règles de vie en collectivité ne sont pas là pour contraindre inutilement : lorsqu’elles sont comprises et respectées par chacun, tout le monde y trouve son compte. C’est finalement cela, le bien-vivre ensemble.

Étant seule en poste à Villers-Bocage, je tiens également beaucoup au travail en partenariat. La police municipale fait pleinement partie des services de la commune et travaille en lien avec les autres services municipaux, les différents acteurs locaux et, bien entendu, les forces de sécurité de l’État.

Enfin, j’aimerais que les Villersois sachent qu’ils peuvent facilement venir à ma rencontre, que ce soit pour un renseignement, un signalement ou une difficulté rencontrée. La proximité fonctionne dans les deux sens : être présente et disponible sur le terrain, mais aussi pouvoir compter sur les échanges avec les habitants pour mieux connaître et comprendre ce qui se passe dans la commune.

Qu’aimez-vous particulièrement dans votre métier ?

Ce que j’aime particulièrement dans mon métier, c’est sa diversité et son côté profondément humain. Il n’existe quasiment pas de journée type et, après bientôt vingt ans de police municipale, j’ai connu des environnements et des situations extrêmement différents.

S’il fallait l’illustrer par deux souvenirs, je pourrais presque prendre les deux extrêmes de mon parcours. En région parisienne, je me souviens notamment d’une intervention particulièrement marquante auprès d’une personne en grande détresse qui s’était jetée dans la Seine. Avec mes collègues, nous avions dû intervenir directement dans l’eau pour la secourir et la ramener en sécurité. C’est le genre d’intervention et surtout d’issue heureuse que l’on n’oublie pas.

Quelques années plus tard, à Quettreville-sur-Sienne, dans un environnement beaucoup plus rural, je pouvais me retrouver à courir derrière un troupeau de vaches en divagation pour tenter de le remettre en sécurité !

Le contraste peut faire sourire, mais il résume finalement assez bien ce que j’aime dans la police municipale : on ne sait jamais vraiment ce que la journée nous réserve. Certaines interventions sont graves et particulièrement marquantes, d’autres beaucoup plus légères ou insolites, mais toutes demandent de savoir s’adapter à son territoire et à la situation rencontrée.

C’est cette diversité, mais aussi la dimension humaine du métier, qui me plaît : aider, protéger, rassurer, faire respecter les règles et, plus largement, se sentir utile à la population. C’est ce qui continue à me donner envie d’exercer ce métier.